mercredi 13 juillet 2022

SYBELLES AVENTURIERES LE CORBIER 2022

Nos aventurières des Sybelles



Le nombre astronomique  de messages relevés sur les réseaux sociaux au retour de l’événement Sybelles Aventurieres  démontre le succès de cette rencontre sportive et conviviale entre femmes d’exception  déroulée dans la joie et la bonne humeur à travers le superbe domaine des Sybelles, au Corbier, du vendredi 8 au lundi 11 juillet derniers ! 

Chaque soir, à la suite  des épreuves sportives courues en double, les festivalières se retrouvaient  en salle obscure pour participer à des débats passionnants et passionnés sur leurs engagements, leurs vies, leurs métiers, débats animés par la talentueuse journaliste Edwige Richard et illustrés de superbes documentaires . 

On rejoignait alors en compagnie de la skieuse médaillée olympique Florence Masnada, marraine de l’événement ,des femmes de grande qualité, sportives, entrepreneuses, engagées pour la planète et la défense de leurs droits, heureuses de se rencontrer et d’échanger entre elles et le public, dans cette station accueillante baignée du premier au dernier jour par un pur soleil estival.

Un grand merci donc à toutes ces femmes délicieusement inspirantes : Faustine Merret (championne olympique de planche à voile ), Eva Roche, Estelle Becuwe, Marie Cortial, Nathalie Ille, Cathy Jolibert, Lucie Paltz, Sophie Lombard, Sandra de Bailliencourt, Alexia Barrier, Florence Capdeville, Sophie Birot-Rouillon, Tania Naville. 

…..et rendez-vous pour une quatrième édition  en juillet 2023 au soleil du Corbier ! 


Photo ©Station du Corbier 

mercredi 18 mai 2022


Il était une fois un jeune grimpeur guide de montagne d’origine finistérienne, aventurier dans l’âme, qui rêvait de parcourir le monde à la voile.


Erwan Le Lann allait réaliser ses rêves en rencontrant des marins au long cours au Trophée Mer et Montagne, puis en achetant un sloop de 11 mètres en aluminium baptisé Maewan, une intime contraction de son prénom avec celui de sa soeur. Ainsi, en février 2015, le bateau est parti de l’Aber Wrach, son port d’attache  à la pointe du Finistère  là où finit la terre et commence la mer, pour un périple peu ordinaire autour de la planète, une sorte de compagnonnage aventureux entre marins et montagnards qui devait durer…on ne savait pas exactement!

Sept ans après, oui sept ans, Maewan est revenu en Finistère, ramenant dans ses voiles usées une ribambelle d’aventures parfois épiques, rocambolesques souvent,  mais toujours empreintes d’humanité et de partage. Humanité, partage, générosité, voici les mots qui définissent au mieux Erwan le Breton et Marion sa compagne, fondateurs de l’Association Maewan destinée à construire un monde meilleur dans le respect de la terre. 

Ainsi, quelques mois seulement après leur retour, une autre expédition d’échanges s’est créée autour d’un sujet qui parle tant aux marins, la solidarité. Solidarité entre les gardiens de phare, maintenant à la retraite forcée, les bénévoles de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) toujours actifs et les navigateurs représentés en l’occurence par deux funambules virtuoses, « kitesurfers » de leur état, Fabienne d’Ortoli et son copain Cyrille. 

Pour ces derniers, il s’agissait de relier par la mer les phares célèbres de cette contrée sauvage aux côtes déchiquetées de pur granit , caressées par de violents courants, théâtres de tant de naufrages dramatiques ou pestilentiels, tel l’Amoco Cadiz devant Portsall  , phares qui ont  pour noms l’Ile Vierge, Le Four, Creach, la Jument, Ar Men posés sur et autour des îles d’Ouessant, de Sein et de Molène enfin.

Il s’agissait aussi pour l’équipage de faire le tour des écoles et rencontrer ces heureux gamins tellement chanceux d’être îliens, afin de partager leurs aventures et d’évoquer avec eux la fraternité indéfectible des gens de mer confrérie  à laquelle appartiennent souvent leurs parents et plus sûrement leurs ancêtres et d’insister aussi sur cette notion de solidarité entre gens de toute nationalité et couleur de peau pour accéder enfin à un monde meilleur qui devrait être le leur!

C’était une semaine « à la Maewan »! C’est à dire une accumulation de moments de joie, d’éblouissements, de sourires et de rires partagés à bord de ce bateau d’aventure tant aimé par ceux ou celles qui ont eu la chance, ne serait-ce que quelques jours, de poser leur sac à bord, avec en prime les premières navigations gazouillées du petit Hoël, quatre mois à peine, conçu dans le Pacifique et fruit de la rencontre fusionnelle d’Erwan et Marion à bord de leur cher voilier.

jeudi 7 avril 2022

SEMINAIRE DE COHESION ET RECOMPENSE POUR LA GITANA-TEAM

 


Refuge Là-Haut mars 2022


La façon de vivre les mauvaises conditions météorologiques et les difficultés que cela entraine montre la qualité d’un groupe. S’il en est besoin, cela contribue aussi à renforcer l’esprit d’équipe et la cohésion.

C’est ce que nous avons vécu la semaine dernière avec les vingt membres du Gitana Team pendant quatre jours passés en montagne dans le brouillard, le froid et les constantes chutes de neige, situation improbable après un mois de soleil printanier! 

Il a fallu sans cesse s’adapter pour maintenir le programme (via-ferrata, course d’orientation, alpinisme, biathlon) et cela s’est réalisé grâce à la compétence des guides, la flexibilité de l’équipe du refuge Là-Haut, mais aussi et surtout par le dynamisme, la cohésion et la bonne humeur permanente des 20 membres de l’équipe. 

Cet état d’esprit conquérant et cette belle harmonie explique tout à fait l’excellence des résultats du team et de leur trimaran volant au cours de ces dernières saisons de course au large !

Merci à eux de nous avoir fait confiance.





mardi 22 mars 2022

REGAIN D’OPTIMISME AVEC THE FLIPFLOPI PLASTIC REVOLUTION AU KENYA




Lamu Kenya Mars 2022


En luttant avec obstination contre la prolifération massive des détritus plastiques sur le sol africain , l’équipe d’activistes Kenyans de FlipFlopi Plastic Revolution apporte un rayon de soleil bienvenu dans un environnement magnifique  souillé implacablement par les déchets. 

Le team Flipflopi c’est une quarantaine de personnes engagées, anglais vivants au Kenya , africains kenyans d’origine swahili ou arabe, plus quelques français dont j’ai la chance de faire partie, constructeurs de bateaux, marins, scientifiques, intellectuels, aventuriers, tous persuadés qu’il est urgent d’agir pour protéger nos océans, notre planète et l’avenir de nos enfants !

Le FlipFlopi c’est un Dhow, bateau traditionnel de pêche et de commerce, construit exclusivement à partir de déchets plastiques collectés sur les rivages de l’Océan Indien. Avec sa coque recouverte de milliers de « tongues » multicolores compressées (d’où son nom) il attire l’oeil et accompagne toutes nos expéditions, démonstration concrète qu’il est possible de valoriser les déchets plastiques plutôt que les laisser gagner les fleuves et les océans.


Après une première expédition sur l’île de Zanzibar et les rivages proches de Mombasa le plus grand port local où débarquent régulièrement des containers de déchets provenant d’Europe et des Etats Unis (!), suivi d’un voyage d’exploration d’un mois sur le Lac Victoria en mars 2021, l’équipe Flipflopi était de nouveau sur le terrain en février dernier dans l’Archipel de Lamu au Kenya, lieu d’origine de l’organisation  et pays réputé pour la fabrication des Dhows. 


UNE SITUATION ALARMANTE


Le premier objectif de ce troisième voyage était de dresser un état des lieux de la pollution plastique sur les 300 kilomètres de côtes de l’Archipel en cartographiant méthodiquement la situation des déchets afin de comprendre leur provenance et leur impact sur les écosystèmes. L’autre objectif était de rencontrer les communautés locales et  leur proposer des solutions pour mieux gérer leurs déchets.

Pour cela, nous étions un groupe d’une trentaine de personnes répartis sur deux bateaux, comprenant en plus des marins deux équipes de scientifiques, l’une spécialiste des fonds marins et l’autre des écosystèmes rencontrés,  en particulier des mangroves la plus importante source de revenu des populations locales.  

Au fur et à mesure de nos navigations dans l’archipel et de nos escales sur les îles, nous avons été affligés par la prolifération des déchets de toutes sortes aux abords et dans les villages et au coeur des mangroves qui sont particulièrement atteintes. Le problème principal avec les mangroves c’est la présence de déchets plastiques en tout genre qui  détériorent les écosystèmes voisins et empêchent la régénération des espèces endémiques de poissons, ce qui risque d’avoir à terme de lourdes conséquences sur la pêche, un autre revenu essentiel et une source de nourriture pour les populations de l’archipel.

D’autre part, en ce qui concerne les résultats de nos prélèvements d’eau de mer effectués régulièrement à l’aide de notre filet Manta et  disponibles seulement dans quelques mois, nous nous attendons à enregistrer une forte concentration de micro-particules nocives après avoir déjà constaté, à l’oeil nu  la présence de micro-déchets dans tous nos relevés .


UN REGAIN D’OPTIMISME


Mais ces constatations alarmantes sont éclairées par quelques rayons de soleil qui apportent un  regain d’optimisme pour l’avenir.


Tout au long de notre périple nous avons été enthousiasmés par l’accueil des populations locales et de l’intérêt porté aux solutions proposées. Un réel encouragement pour nos actions qui me semblent parfois de vaines « donquichotteries »!  Nous avions emmené avec nous un « broyeur » de démonstration fabriqué à partir d’un vélo tout terrain et un modèle simple d’ « extruder » qui nous permettait d’effectuer des démonstrations  sur les places des villages, dans les écoles et parfois même à bord du FlipFlopi ! 

Tout cela pour mettre en lumière des solutions de valorisation immédiate des déchets et plus précisément concernant la construction de pirogues et barques de pêche locales en place et lieu du bois des mangroves, plus difficile à travailler et surtout se détériorant plus vite que le produit issu des déchets plastiques recyclés, matériau de construction de notre Flipflopi qui navigue vaillamment, sans accident, depuis maintenant 5 années. 


Et cela conduit au futur projet de l’organisation Flipflopi de mettre en place à Lamu un véritable centre de construction de bateaux à partir de matières plastiques recyclées qui accueillerait  de nombreux élèves constructeurs afin de renouveler la flotte de Dhows qui doit rester le bateau traditionnel et emblématique des côtes de l’Océan Indien, tout en mettant en place une économie circulaire bienvenue dans le pays.

Ce sera un pas supplémentaire vers la valorisation des déchets plastiques grâce à ces solutions de recyclage adaptées  au Kenya et transposables dans d’autres pays en voie de développement, mais sans oublier que le recyclage est « la dernière roue du carrosse » et que les vraies solutions doivent être trouvées en amont par une diminution et une adaptation de la production des matières plastiques en supprimant de manière drastique tous les produits inutiles.


LUEUR D’ESPOIR


Autre lueur d’espoir dans notre monde bouleversé par tant de conflits inutiles , l’ incroyable nouvelle des accords passés entre 175 nations à Nairobi au moment où s’achevait notre voyage,  résolution historique contraignante qui devrait mettre fin à la pollution plastique avec entre autres la suppression des emballages à usage unique et la conception de matériaux réutilisables et recyclables.


Nous espérons simplement que ces belles résolutions seront tenues et ces accords respectés afin d’arriver à une économie circulaire indispensable  pour le bien être de tous. Rappelons simplement qu’aujourd’hui, chaque année, quelques dix millions de tonnes de plastiques sont déversées  dans les océans et se transforment en milliards infinis  de  micro-particules toxiques  qui tuent le plancton, impactent les 800 espèces marines et côtières, empoisonnent l’air que nous respirons !


Cette année le salut vient peut-être de l’Afrique !


Photo Umber Studio Elian Perrot


jeudi 17 mars 2022

Rencontre Montagne-Mer dans les Ecrins



Hautes Alpes Mars 2022




Les marins et les montagnards adorent se retrouver pour échanger et partager, c’est une belle certitude. Et cela s’est encore prouvé à l’occasion de la rencontre Montagne-Mer organisée ce week-end dernier par la commune Vallouise-Pelvoux sur l’initiative de l’Office du tourisme du Pays des Ecrins .

La météo brouillonne n’a pas empêché la vingtaine d’athlètes réunis de découvrir les richesses sportives de l’endroit, du ski alpin à la via-ferrata en passant par le biathlon et les ski de fond, sans oublier les délices glacés de la fontaine de Vallouise.

Mais le plus important de cette rencontre sportive et ô combien conviviale se situe dans le partage d’expérience et d’émotions des champions avec les enfants et les habitants de la commune . Erwan Le Lann et Marion sa compagne ont raconté une après-midi durant l’inspirante aventure Maewan aux écoliers de Vallouise. Plus tard, devant un parterre conquis, lors de deux soirées publiques de projections et débat, les navigateurs de retour du Vendée Globe Romain Attanasio et Maxime Sorel,  accompagnés de Pierre Quiroga, récent vainqueur de la Solitaire du Figaro, ont partagé avec talent leurs aventures et exploits bien salés! 

Une belle parenthèse d’humanité resplendissante dans la désespérante  actualité mondiale.

Pour conclure, que dire de plus sinon ces quelques mot du guide champion d’escalade sur glace Daniel Dulac  : « Nous sommes toujours surpris et heureux de ces moments de partage et c’est tellement génial de se retrouver! » 

A coup sûr, ils reviendront dans les Ecrins l’an prochain.


Photo : Marie Cortial Colab-Agency

DESASTRE ECOLOGIQUE AU KENYA



Kenya , archipel de Lamu, Océan Indien

Cela me fait du bien et me réconcilie avec notre triste humanité lorsque je rejoins mes amis kenyans de Flipflopi engagés dans la défense inaltérable de leur environnement africain.

Mais ces voyages aux confins de l’Océan Indien et ses territoires magnifiques recèlent de désespérantes litanies concernant la concentration impressionnante de déchets de toutes sortes dont les plastiques arrivant tout droit de nos pays soi-disant civilisés. 

Ainsi, pendant deux semaines intenses nous avons sillonné à bord de notre fringant  Dhow Flipflopi les mers jade du somptueux archipel de Lamu malheureusement pollué d’une façon inimaginable! Après une première expédition d’enquête, de  partage et d’éducation sur l’immense lac Victoria, voici un an déjà, nous nous sommes rendus à l’endroit d’origine du projet Flipflopi, le charmant port de Lamu et l’archipel d’îles qui bordent l’océan Indien à quelques encablures de la frontière somalienne. Là où a été conçu le premier bateau entièrement construit à partir du recyclage de déchets plastiques et de ces tongues de toutes couleurs  collectées sur les rivages et compressées à même

 le pont et la coque. 

Mais quelle désolation ! Mes premières  déambulations à travers les étroites rues  serpentines et sur les quais blanchis par le soleil équatorial me portent sur des montagnes de déchets où errent et se repaissent placides  de débonnaires bourricots. Pire encore les chantiers où se construisent ces magnifiques voiliers sont des décharges à ciel ouvert.

Nous sommes hautement responsables de cette situation et il est grand temps de se prendre en main en oubliant les soi-disantes vertus du recyclage, même si cela reste pour l'instant le seul moyen de valorisation des déchets dans les pays en développement. Il faut agir en amont, produire moins et différemment, supprimer tous les emballages inutiles, lutter contre les lobbies puissants des "plasturgistes" et combattre les systèmes mafieux d'exportation de nos déchets. Et surtout éduquer les jeunes générations qui hériteront du monde de demain !


Parfois, j'ai honte !



mardi 18 janvier 2022

LES HEROS DU VENDEE GLOBE ETAIENT A L’ALPE D’HUEZ OU LEURS RÊVES NE MEURENT JAMAIS !


Samantha Davies, Alexia Barrier, Yannick Bestaven, Thomas Ruyant, Louis Burton, Kevin Escoffier accompagnés des navigatrices Marie Riou et Servane Escoffier, voici la liste des invités qui ont fait rêver les habitants de de la superbe station de l’Alpe d’Huez présents aux deux soirées de projections  sur le thème du dernier Vendée Globe.

Merci également à Sébastien Blemon et Laura Girard de nous avoir présenté leur long-métrage « Les rêves ne meurent jamais » dédié à  la course de Yannick et aux espérances d’autres célèbres rêveurs.

Merci enfin à toute  l’équipe de l’Office du Tourisme pour nous avoir aidé à organiser ce merveilleux week-end en prélude au prochain Trophée Mer Montagne qui se déroulera sur « l’île au soleil » fin janvier 2023. 

Sans oublier bien sûr nos partenaires techniques Izipizi et Dynastar.

Nous avons hâte !!!




mercredi 24 novembre 2021

RETOUR DE MAEWAN A L'ABER WRAC'H




Heureux qui comme Maewan a fait un beau voyage et puis est revenu…..en Finistere.  On ne peut s’empêcher de plagier Joachim du Bellay en s’extasiant devant ce périple de sept années qui a conduit ce fier voilier sur tous les océans du monde avec ses équipages d’aventuriers marins et montagnards. 

Ce voyage initiatique imaginé par le guide breton exilé en Savoie Erwan Le Lann avec ses copains marins croisés au Trophée Mer Montagne (rencontre annuelle d’alpinistes et navigateurs de renom) semblait être au début l’histoire d’une bande de potes partis entre eux vivre joyeusement des moments d’adrénaline intenses dans des lieux accessibles uniquement par la mer. Mais grâce à la générosité contagieuse d’Erwan cette odyssée amicale s’est vite transformée en un voyage utile, éducatif, respectueux des hommes et de l’environnement. 


Ainsi,  tout au long des 70 000 milles marins (130 000 kilomètres terriens) parcourus entre le Groenland  la Terre de Feu et les iles Pacifiques, avec 24 escales dans 14 pays différents, les 72 équipiers  compagnons d’Erwan à tour de rôle ont multiplié les rencontres, partageant l’existence des habitants, apprenant comment bien vivre ensemble dans un monde aux ressources menacées et inexorablement limitées. 


Et voilà , la boucle est bouclée ! Samedi 13 novembre à 11 heures , profitant d’un vent favorable, le voilier Maewan a pointé son étrave à l’entrée du havre breton de l’Aber Wrac’h, embouqué le chenal jusqu’à ce même ponton  quitté voici plusieurs années par un matin d’hiver froidement venté. Sept années d’aventures , gorgées de tempêtes terribles  et de calmes perfides, de navigations entre glaces arctiques et mers tropicales, de rires et de pleurs parfois, de belles rencontres surtout, qu’ils ont   raconté aux nombreux  amis venus ici les retrouver.

mercredi 27 octobre 2021

ESPRIT DE CORDEE DANS LES ECRINS POUR LES GITANA BOYS


Alors que sept mille milles de vagues atlantiques et dépressions hivernales  se profilent devant les étraves des Ultims, dans deux petites semaines au départ de la Transat en double Jacques Favre, nos deux Gitana Boys, Charles Caudrelier et Franck Cammas, se sont offert quatre jours d’isolement sportif en haute montagne. 

Confiants dans l’équipe d’Eric Loizeau, accompagnés de leur fidèle média-man Yan Riou, ils ont choisi pour s’aguerrir ensemble le sauvage et somptueux massif des  Ecrins peu fréquenté à cette période de l’année.


Les guides Daniel Dulac et Hubert Fievet , ce dernier pratique régulier du coin, leur ont concocté un programme varié mêlant escalade rocheuse sur des arêtes effilées, cascade de glace au creux de gigantesques crevasses et randonnée neigeuse vers des sommets magiques avec de longues marches muettes, propices à la réflexion,  entre les refuges désertés du Glacier Blanc et des Ecrins.


Ils utiliseront sans nul doute ce bel esprit de cordée alpine dans leur équipage marin pour tenter de remporter une autre victoire tout là-bas en Martinique de l’autre côté de la mer jolie .

dimanche 10 octobre 2021

 






A PARAITRE LE 28 OCTOBRE CHEZ GALLIMARD




Un vrai travail de " nègre" ... Pour la première fois (et peut-être pas la dernière) j’ai écrit à la première personne l’histoire exceptionnelle d’un autre marin ! C’est une sacrée aventure et un exercice difficile rendus possible grâce à la personnalité attachante de Yannick, son humilité et des traits de caractère proches du mien. Sans omettre sa façon de naviguer tellement intuitive et réfléchie (!) qui nous réunit aussi.


Merci Yannick pour ta course formidable, pour  tous ces bons moments passés avec toi à bord de Maitre CoQ et ce beau livre que nous avons eu le plaisir immense d’écrire ensemble. 


Merci aux éditions Gallimard de nous avoir fait confiance !


Peut-être le Goncourt !!!!



Mon Tour du Monde en 80 jours Yannick Bestaven - Eric Loizeau Parution chez Gallimard le 28 octobre 21

mardi 28 septembre 2021

Love is Blue ou « comment changer notre façon d’habiter la planète et préserver notre terre-océan »




Un grand merci à la Water Family pour m’avoir invité à participer à ce nouvel et prometteur évènement Love is Blue…l’Amour est  Bleu.

Comprenez qu’il s’agissait à Biarritz de parler d’environnement et particulièrement de la protection de nos si beaux et si riches océans.

La mer me fait toujours rêver, depuis mon enfance, et je passe toujours de délicieux moments à la contempler dans son immensité bleue ou vert de gris c’est selon. 

Pour cela et pour la préserver, je remercie les organisateurs et Bernard Crepel de m’avoir laissé m’exprimer sur le sujet aux côtés de personnages aussi inspirants que les sportifs aventuriers de l’outdoor Christelle Gauzet, Stan Thuret, Mathieu Crepel, Benjamin Dutreux, sans omettre notre philosophe Sioux le sage Maurice Rebeix…

Et d’évoquer ainsi auprès du public et des enfants des écoles les missions écologiques destinées à lutter contre l’invasion des plastiques  de mes partenaires inspirés Race For Water et Flipflopi project. 

Et aussi en mouillant nos maillots le dimanche matin marin dans une extrême bonne humeur entre la Grande Plage et la petite Chambre d’Amour Bleu.

Vivement l’année prochaine pour la seconde édition. Tous présents sûrement nous serons ! 

mercredi 22 septembre 2021

REPRISE DES ACTIVITES CORPORATE



SEPTEMBRE AVEC LA BPI A L'ABERWRAC'H FINISTERE


Quelle excellente idée de reprendre le cours perdu des opérations corporate en Bretagne au mois de septembre.


Merci donc à la BPI de nous avoir fait confiance pour organiser leur réunion de rentrée à l’Aber Wrac’h, là où la mer rejoint la fin de la terre, au bout du bout du Finistère, contrée mystérieuse abritant elfes et korrigans.


Ils ont vécu deux jours de communion intime avec la nature océane, utilisant tour à tour bicyclettes, kayaks et bien entendu les fameux Pabouks, voiliers préférés des navigateurs retraités en goguette.


Ils ont bénéficié d’un délicieux temps breton, une alternance bienvenue de rayons de soleil mordorés caressant la mer immobile, de brumes évanescentes aux abords des îles sauvages et parfois d’un léger crachin tout à fait revigorant.


Ils ont apprécié les crêpes de chez Captain ainsi que les huitres de Paluden et aussi la douceur confortable de l’hôtel de La Baie des Anges.


Et mardi ils sont trop tôt repartis pour reprendre le fil de leur vie, gardant par devers soi les bons souvenirs de franches  rigolades et plaisirs partagés sous l’œil amusé des mouettes rieuses et des cormorans plongeurs.


Bonne rentrée !


Remerciements :

  • Jacques Caraës, Catherine Carpentier, Maggy Brandicourt pour l’encadrement.
  • Laurent Bescond pour ses huitres de Paluden.
  • Xavier et MeliMelo pour les kayaks et les vélos.
  • Resto le Captain.
  • Resto l’Ecailler.
  • Agence Kaori.
  • Annabelle et Marine de la Baie des Anges.
  • Photos Maddy Brandicourt

mercredi 14 juillet 2021

SECONDE EDITION DES SYBELLES AVENTURIERES



Nous venons tout juste d'achever l'organisation de la seconde édition des Sybelles Aventurières, évènement pour les femmes organisé en collaboration avec la station du Corbier . 

Pierre Exandier, directeur de l’Office du Tourisme  et les édiles de la station ont été bien avisés de maintenir la seconde édition des Sybelles Aventurières malgré les menaces toujours présentes de cette saleté de pandémie. Elle s’est révélée comme un vrai succès. L’incertitude météo du jeudi s’est envolée dès le lendemain grâce à un soleil radieux baignant d’or liquide le domaine des Sybelles jusqu’à la remise des prix du dimanche midi. 

Que dire des quatorze participantes invitées, toutes femmes d’aventure et d’action dans leurs domaines respectifs, si ce n’est leur bienveillante convivialité, leur enthousiasme communicatif , leur entente magique et le partage emphatique de leurs expériences avec le public. 


Après trois jours d’épreuves sportives et de soirées conviviales, la diversité du domaine alpin des Sybelles, la gentillesse et l’efficacité du personnel de la station, l’aide  des bénévoles ont permis assurément d’atteindre l’objectif principal de l’évènement, c’est à dire communiquer sur les qualités et les ressources de cette belle station de montagne, afin de donner envie à un public de plus en plus nombreux de venir la découvrir été comme hiver.


Pour notre part, nous allons réfléchir à une troisième édition au mois de juillet 2022, avec la même volonté de réunir une belle équipe de femmes formidables animées par le sens du dépassement de soi et du partage, afin de booster la communication de la station du Corbier et du domaine des Sybelles.





https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwif-rLd1eLxAhWM4IUKHXZUC_8QwqsBMAN6BAgNEAE&url=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DkxyY8_gYZMw&usg=AOvVaw2aesvPuO9vB9kydlxKJH2v


samedi 22 mai 2021

 


FLIPFLOPI PROJECT


Je suis très fier de devenir ambassadeur du projet Kenyan Flipflopi avec lequel j’ai parcouru cet hiver le Lac Victoria pour montrer qu’il était possible de donner une seconde vie aux déchets plastiques et participer ainsi à la sauvegarde de nos océans et de notre planète. Je vais donc m’efforcer de promouvoir leur action en France afin de les aider dans la suite du projet, c’est à dire construire un Dhow de 21 mètres toujours à partir de déchets plastiques recyclés  et continuer avec eux le combat sur tous les océans du monde.


I am very proud to become an ambassador for the Kenyan Flipflopi project with which I traveled Lake Victoria this winter to show that it was possible to give plastic waste a second life and thus participate in the protection of our oceans and our planet. . I will therefore endeavor to promote their action in France in order to help them in the rest of the project, that is to say to build a Dhow of 21 meters always from recycled plastic waste and to continue with them the fight on all the oceans of the world.

mardi 11 mai 2021

     
     

      Rencontre avec la Ministre de la Mer Annick Girardin

De passage à Larmor Plage par une belle journée de printemps, j'ai donné un peu de mon temps à l'association Santagio Accessible présidée par Monsieur l'Ambassadeur retraité "à roulettes" Edouard Braine. L'objectif de l'association étant de faire avancer la cause du handicap et de l'accessibilité et oeuvrer pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées.
En tant que marin, l'accessibilité aux Océans pour tous, un des cheval de bataille de l'association, est un sujet qui me touche pour avoir côtoyé des non-voyants et des sourds dans l'entreprise du Prince Edouard de Broglie, également présent. D'où ma présence ce jour sur le port de Kernevel en compagnie du célèbre "Capitaine Crochet" Damien Seguin pour accueillir notre Ministre de la Mer sur un thonier à voile reconverti en navire de plaisance accessible aux fauteuils à roulettes.
J'en ai profité pour offrir à Madame la Ministre mon livre concernant notre lutte contre la pollution plastique des océans "Race For Water l'odyssée du plastique" qu'elle pourra lire dans le TGV en rentrant  à Paris. 

samedi 10 avril 2021

CROISADE  ANTI PLASTIQUES SUR LE LAC VICTORIA (la suite)



Lundi 8 mars 


Nous sommes partis à l’aube propulsé par notre moteur hors bord car il ne règne pas un souffle de vent ce matin sur le lac Victoria . La prochaine étape est un village de pêcheurs situé sur le continent, une trentaine de milles plus à l’ouest, à la sortie de cette large baie qui abrite Kisumu.  Je m’occupe de la navigation avec Victor, le correspondant français de l’association. Il vit à Kampala, capitale de l’Ouganda et s’est chargé de la coordination des activités et des rencontres dans ce pays. Pour l’instant, nous suivons notre route à l’aide des GPS et des cartes « marines » de nos téléphones. La seule incertitude est la justesse des sondes de profondeur. Même si le tirant d’eau de notre bateau n’excède pas les 1 m 20  et les fonds du lac constitués la plupart du temps de sable et de vase, il faut ouvrir l’oeil et rester prudent, sans compter les défaillances de notre sondeur soumis à des pannes aléatoires. Le pont du bateau est encombré de divers matériels dont la caisse imposante d'instruments scientifiques destiné aux relevés d’eau du lac que nous devons effectuer chaque jour. Je dénombre onze personnes à bord, dont l’équipage du bateau, Ben responsable des opérations, Bahati, notre scientifique tanzanien et l’équipe d’Umber Production chargée des images vidéo. Je me demande ce que cela donnera lorsque nous rencontrerons le vent et les conditions rudes promises par de nombreux observateurs alarmistes. Mais jusque là tout va bien, malgré ce soleil de plomb qui oblige à se déplacer cassés en deux sous une bâche de protection tendue au-dessus du pont. Comme prévu, un thermique léger se lève en début d’après-midi , ce qui nous permet d’envoyer notre voile latine dont la manœuvre me laisse encore songeur !  A notre arrivée sur le quai improbable constitués de moellons inégaux ajustés avec des morceaux de liane ou de sangle, nous attend une foule enthousiaste d’ habitants de tout âge curieux de notre bateau qui semble  fait de confettis de toutes couleurs. Après avoir répondu aux multiples questions sur notre présence sur leur lac avec ce bateau incroyable, unique, entièrement construit à partir de déchets plastiques, nous devons bouger car l’amarrage à ce quai soumis à un clapotage désordonné est impensable et il nous faut trouver un mouillage dans une baie abritée pour la nuit. 

Le soleil se couche dans un dernier intense rougeoiement derrière les collines.  Ali et Hassan font chauffer de l’eau sur notre unique réchaud, probablement pour préparer une soupe ou cuire des pâtes qu’ils mélangeront avec des morceaux de poulet assaisonnés au curry. Une partie de l’équipe a débarqué pour installer des tentes sur le rivage. Pour ma part, je préfère dormir à bord allongé sur l’une des deux banquettes située un peu en retrait sous le pont ainsi abrité du vent, même si la nuit il ne souffle guère. Le bateau se dandine doucement, l’eau bout tranquillement, Ali et Hassan conversent calmement en Swahili, le silence de la baie est troublé par les cris de quelques volatiles, les étoiles naissent dans le ciel ambré, tout est paisible. Je réalise que je ne suis pas au mouillage dans une baie de mon cher Finistère, mais ancré sur le plus grand lac d’Afrique, une mer intérieure d’eau douce de plus de 160 000 kilomètres carrés…


(à suivre)

jeudi 8 avril 2021



 

CROISADE ANTI-PLASTIQUES SUR LE LAC VICTORIA


A moitié somnolent dans l’avion qui me ramène en Europe après trois semaines passées sur le Lac Victoria, je me remémore tous ces moments de partage avec les populations locales vivant sur et autour le lac. Je médite et me dis aussi que tout irait mieux dans notre monde compliqué s’il existait plus de personnes de la trempe des patrons de Flipflopi Organisation avec qui je viens de passer tout ce temps, Depesh et Ben, tous eux anglo-kényans, sans oublier Ali Khanda notre capitaine constructeur natif de Lamu sur le côte est du pays.


Flipflopi est un projet kenyan porté par des hommes aventureux et généreux adorant l’Afrique ses paysages et ses habitants, atterrés par les menaces que le monde moderne fait peser sur son environnement, plus particulièrement à cause de la prolifération de ces déchets plastiques que personne ne ramasse et qui empoisonnent les fleuves, les lacs et les  océans. Inspirés par les missions planétaires  anti-plastiques de notre fondation Race For Water, ils ont décidé de montrer à leurs concitoyens qu’il était possible de valoriser ces déchets  en construisant un bateau  uniquement à partir de résidus plastiques, utilisant entre autres près de 30000 tongues de toutes couleurs pour fabriquer la coque, « flipflop » en anglais, d’où le nom du bateau et de l’expédition.


Après avoir testé efficacement leur bateau, un « dhow » traditionnel de dix mètres de long et l’efficacité de leur dialectique dans une première expédition le long des côtes est de l’océan indien entre Lamu et Zanzibar, le projet suivant était de s’attaquer au Lac Victoria, second plus grand lac du monde et réserve d’eau douce de millions de mètres cubes donnant naissance au Nil et s’écoulant jusqu’en Méditerranée. Un vrai sujet écologique et géopolitique avec près de 60 millions de personnes habitant autour et sur les 3000 îles que comptent le lac dont les rives sont partagées entre trois pays, le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie (dans le sens contraire des aiguilles d’une montre puisque nous sommes de très peu dans l’hémisphère sud !)


Je fais la connaissance de l’équipe Flipflopi à Kisumu, la plus grande ville portuaire kenyane installée au fond d’une baie étroite bordée de collines d’herbes rases. La chaleur est étouffante la journée car nous nous trouvons pratiquement sous l’équateur. Ma première constatation est que l’eau de cette baie d’une attirante couleur chocolat est particulièrement polluée. Rien d’étonnant lorsqu’on m’explique que vivent ici environ 2 millions de personnes dont quatre vingt  pour cent au moins en dessous du seuil de pauvreté. Il est difficile de parler d’environnement et de lutte contre la pollution plastique à des gens dont le souci quotidien est de trouver à boire et manger pour nourrir leur famille et survivre au jour le jour. Malgré cela je m’associe aux efforts de mes camarades qui préparent le bateau avec les moyens du bord et des talents de bricoleurs hors norme et chaque jour prêchent la bonne parole dans les misérables villages de pêcheurs voisins et les banlieues envahis par les déchets de toute nature, car ici les service de voirie sont payants et de fait accessible à une minorité fortunée. Quelques jours avant notre départ est organisée avec l’aide du gouvernement kenyan et de l’AFD (Association Française du Développement) une conséquente réunion VIP où de nombreux orateurs rivalisent d’intenses bla-bla qui ne m’émeuvent guère lorsque je repense aux canaux de la ville obstrués par les déchets. Pour me consoler la représentante de l’AFD me fait remarquer avec justesse que ce genre de réunion a l’avantage d’exister, de ramener des médias et de permettre d’évoquer enfin la situation dramatique du lac.


(À suivre)