dimanche 16 août 2009

NAVIGATIONS ESTIVALES POUR ERIC







Dans l'optique de son retour à la course en haute mer avec l'objectif d'un tour du monde en solitaire, Eric a peaufiné sa nécessaire "remise au niveau" en s'octroyant pendant l'été plusieurs navigations sur des bateaux emblématiques grâce à la diligence de ses amis skippers.

GROUPAMA 3 :
Convoyage de Valence à Lisbonne avec Frank Cammas et son équipe juste avant leur traversée record de l'Atlantique en 3 jours et 15 heures.
"J'ai eu beaucoup de plaisir à naviguer sur ce magnifique trimaran, l'un des plus rapides du
monde, avec l'équipe de Frank que je côtoie depuis un bon moment. Mon dernier multicoque mesurait 10 mètres de moins et j'ai pu constater les énormes progrès réalisés ces dernières
années que ce soit dans la gestion électronique des pilotes, de la cartographie ou de l'accastillage : par exemple, la surface de ma grand voile lattée était inférieure d'au moins 80 m2 et il me fallait autant de temps pour la hisser... J'ai trouvé le bateau incroyablement abouti dans ses moindres détails, la preuve d'une équipe ultra efficace et bien coordonnée, un excellent présage pour leur tentative de record cet hiver du Trophée Jules Verne..."





SOLOCEAN 52 pieds :
Aller et retour entre Caen Belle Île et Lorient en équipage et en double.
"Yvan Griboval et son équipe m'ont permis de naviguer à volonté sur leur superbe monocoque monotype destiné à la course autour du monde en solitaire en deux étapes Solocéane prévue en hiver 2011. Un projet qui m'intéresse au plus haut point. Du coup, j'ai enchaîné un premier convoyage entre Caen et Lorient en compagnie de l'équipe technique et du talentueux figariste Fabien Delahaye, suivi d'un entraînement dans l'autre sens avec Servane Escoffier, ma coéquipière de la prochaine Transat Jacques Vabre, si nous sommes autorisés à courir après avoir trouvé le financement nécessaire.


Je connaissais déjà le bateau pour avoir navigué à bord l'hiver dernier entre Malaga et Lisbonne et ces nouvelles centaines de milles parcourus dans des conditions diverses m'ont confirmé son excellence. Le bateau glisse bien sur l'eau et surtout est très simple d'utilisation ce qui convient parfaitement à mon retour à la navigation. J'ai apprécié la simplicité et le rendement du mât aile ainsi que l'efficacité de la quille basculante, systèmes que je n'avais jamais utilisés jusqu'alors."



IMOCA 60 BRITISH TELECOM (BT) :
Convoyage de Plymouth à Port La Forêt.

" Son skipper, le surdoué Sébastien Josse m'a proposé de naviguer à son bord pendant le dernier Trophée Mer Montagne . J'avais remarqué le bateau au départ du dernier Vendée Globe comme un des derniers plans Bruce Farr et probablement un des plus rapides et des plus intéressants. D'ailleurs Seb, si le roof de son bateau n'avait pas été fracassé par une déferlante au milieu de l'océan indien alors qu'il menait la course, aurait certainement pu prétendre à la victoire finale.
Nous retrouvons le bateau à Plymouth à l'arrivée du Fasnet qu'il vient d'ailleurs de remporter en compagnie de son co-équipier le brestois Jean François Cuzon...
Nous sommes un petit groupe "mer-montagne" puisque Sébastien a invité également la skieuse championne de bosses Karen Allais, le champion du monde de ski freeride Aurélien Ducroz, le grimpeur alpiniste Erwann Le Lann et le guide chamoniard Jean Blanchard plus connu sous le surnom de "biquette". L'objectif est de ramener au plus vite le bateau à Port La Forêt son port d'attache, soit une traversée de la Manche et le tour de la Bretagne.
Convoyage intéressant puisque nous traversons la Manche à bonne vitesse grâce à un vent de travers de 15 noeuds avant de tomber dans des calmes perfides du côté du raz de Sein. Un petit coup de moteur, avant d'envoyer le spinacker le long des côtes bretonnes et nous voilà arrivés...

Que dire ? J'ai été surtout frappé par la grande douceur à la barre et la sûreté des manoeuvres qui peuvent toutes s'effectuer à partir du large cockpit très efficacement protégé des embruns par une vaste casquette. L'optimisation des poids est également impressionnante avec un intérieur totalement dépouillé : pas de couchettes ni de banquettes mais un système de coussins à billes facilement transportable et très confortable, une cuisine minimaliste et une table à carte réduite à l'essentiel. Si je devais faire construire un bateau pour le prochain Vendée Globe, je m'en inspirerais sûrement."

mardi 4 août 2009

VISITE A "LUCHO"...


De passage pour quelques jours de montagne à Serre Chevalier, Eric a rendu visite à son pote Luc Alphand immobilisé quelques temps par un terrible accident de moto.

C’est d’ailleurs en partie grâce à ce dernier qu’Eric s’est installé dans les Hautes Alpes voici presque quinze ans après qu’il lui ait vanté les mérites du climat de la vallée de la Guisane lors d’un stage de l’équipe de France de ski à Tignes. Dans sa visite, il était accompagné d’un autre grand skieur devant l’éternel et guide de montagne, Christophe Jacquemoud, ralenti lui aussi dans ses activités par une rupture des ligaments croisés du genou… Eric et Luc ont fait un échange de leurs bouquins respectifs : « Du Cap Horn à l’Everest » pour Eric et « A toute vitesse » pour Luc, avant que les deux blessés s’en aillent avec leurs bâtons pour une petite marche en montagne.

lundi 20 juillet 2009

PREMIERS MILLES POUR SERVANE ET ERIC A BORD DU MONOTYPE SOLOCEAN


Fin juin, entre Lorient et Cherbourg, Servane et Eric ont parcouru leurs premier milles d'entraînement sur le monotype Solocéan mis à leur disposition par Yvan Griboval, dans l'éventualité de leur participation à la prochaine Transat en Double Jacques Vabre.
C'était d'ailleurs la première fois qu'ils naviguaient ensemble et ça s'est plutôt très bien passé mis à part le vent qui les a trahi trop souvent par sa faiblesse insigne et anormale en cette saison.
Pour Eric, ce fut une sorte de record de navigation au moteur, record facile à battre toutefois, puisque sur ses précédents bateaux de course il n'en possédait pas....!
Ainsi, après une première soirée fort agréable à tirer des bords contre un vent d'ouest modéré jusqu'au large de Penmarc'h un calme choc s'établit sur l'océan atlantique jusqu'à l'entrée de la Manche. Au large d'Ouessant, le matin du deuxième jour, ils croient un instant au miracle, mais pour une bien courte durée puisque très vite ils sont obligés de progresser au moteur jusqu'à l'entrée du Raz Blanchard. Encore des bords à tirer pour passer entre Aurigny et la pointe de La Hague avec un courant devenant contraire et au moteur de nouveau pour tenter de joindre Cherbourg.
C'est à ce moment que le gasoil vient à manquer avec le risque certain de reculer bien loin sur la route et que le miracle survient en la personne d'un jeune pêcheur normand accouru à la rescousse avec 2 bons jerricans de 40 litres qu'Eric s'empresse de transvaser dans le réservoir du bateau....
Pour ce dernier, c'est sa première expérience de ravitaillement en mer et c'est aussi une véritable preuve d'entraide et solidarité entre les gens de mer de quelque bord qu'ils soient....
Ainsi, c'est au moteur et dans le calme le plus complet d'une belle nuit d'été qu'Eric et Servane ont achevé leur première navigation en double au ponton visiteur de la marina de Cherbourg.... Commentaire de Servane sur son équipier après ces quelques heures en mer:
« Eric est quelqu'un de très vivant, extrême et décalé, prêt à déplacer des montagnes pour mener un projet. Nous sommes complémentaires et nous nous entendons bien. Nous sommes plutôt de bonne humeur, nous rigolons bien, nous savons prendre les choses du bon côté, c'est très encourageant non ?!»