lundi 2 juin 2014

Tests Quechua Phone 5 au Toubkal

Le lac d'Ifni, le but de notre traversée de l'Atlas.
"Ca commence a être long...!!" soupire Simon en équilibrant son sac à dos d'un bref coup d'épaule avant de s'engager d'un pas vacillant dans la pente raide du sentier. C'est vrai qu'il est chargé le bougre, portant en plus de ses affaires personnelles un pied tripode encombrant qui lui permet de soutenir sa lourde caméra vidéo lors des prises de vue. En effet, nous sommes tous les deux en mission pour Quechua, l'objectif étant de montrer dans un court reportage les avantages de la nouvelle application Quechua Tracking disponible sur le tout nouveau Quechua Phone 5.

Nous sommes au dernier jour de notre expédition. Et nous commençons à être fatigués...!
Hier nous avons gravi le Mont Toubkal, point culminant de l'Atlas avec ses 4167 mètres. Auparavant, nous avions quitté Marrakech en voiture pour rejoindre les contreforts de la montagne et le début du chemin de randonnée au lieu dit Arumd, petit village berbère blotti dans un col montagneux au bord d'un oued tumultueux.

Le refuge des Mouflons qui se confond dans les rochers.
Ensuite, accompagné d'une mule et d'Ahmed son jeune muletier,  nous avions marché quatre bonnes heures pour atteindre le Refuge des Mouflons, plus connu sous le nom de Refuge Netzer, car rénové depuis quelques années, le camp de base idéal pour atteindre le sommet du Toubkal situé mille mètres plus haut. Ce fut une marche somme toute facile sur un sentier caillouteux sinuant à flanc de montagne au dessus de l'oued . Nous étions pourtant en milieu de journée mais le soleil voilé ne dispensait pas une chaleur trop forte. Heureusement ! Et puis le chemin est jalonné de quelques arrêts sympathiques et réconfortants, le village de Sidi Chamarouch qui compte une mosquée mais aussi quelques bars, et plus loin deux échoppes berbères qui délivrent à profusion Coca et Fanta rafraichis directement par l'eau glacée d'une source.

Le superbe massif du Toubkal à plus de 4000 m.


La vague de chaleur qui a sévi sur l'Atlas marocain ce mois dernier a fait fondre toute la neige mis à part quelques rares névés étalés sur les faces nord. Notre ascension sera donc très sèche et rocailleuse. Il ne fait pas froid, le beau temps doit durer toute la journée, nous décidons de partir vers 7h00 bien après le lever du jour. Comme cela, nous allons pouvoir tourner quelque images du démarrage de notre appareil et de son application de navigation. Cette dernière est très simple et permet de suivre presque pas à pas l'itinéraire de sa randonnée, en affichant les différents paramètres en temps réel : altitude, vitesse instantanée de montée ou de descente, distance parcourue, vitesse moyenne, temps de montée et de descente. Après avoir enregistré à l'échelle voulue la carte par Wifi, on peut la consulter à tout moment sans avoir besoin d'être connecté à un réseau quel qu'il soit. Guidée par le GPS intégré, la trace s'imprime en rouge sur l'écran et permet de savoir à tout moment où on en est....Il est possible aussi de marquer autant de points d'intérêt que l'on veut, de les photographier et de les commenter, donc d'écrire en direct une sorte de journal de bord du voyage (le hikebook) qu'il est possible ensuite de restituer et de partager avec qui on veut....
Le tripode du sommet et ses tags malencontreux
Ainsi, à notre retour au refuge nous pourrons décortiquer notre itinéraire et en particulier celui de la descente que nous avons effectuée par un sentier improbable non marqué sur la carte. Nous constaterons que nous avons effectué l'ensemble du parcours de 8,07 kilomètres en 3 heures 13 minutes de marche pour 1187 mètres de dénivelé positif et 1258 mètres de dénivelé négatif et un temps total de 3 heures 49 minutes , compte tenu de nos arrêts.... à une vitesse moyenne de 2,14 km/h...

Arrivée sur le lac d'Ifni.

Un programme simple et pratique qui devrait satisfaire tous les amateurs de randonnée mais aussi les professionnels, accompagnateurs en moyenne montagne et guides, toujours intéressés par répertorier leurs courses et itinéraires. Pour ma part, je sais que je vais l'utiliser dans toutes mes reconnaissances de voyages et en particulier pour la préparation du prochain Trophée Mer Montagne. En effet, le Quechua Phone, en plus d'être antichoc est étanche, ce qui permet de l'utiliser sous la pluie ou la neige ....!!!!

Petit déjeuner réparateur au retour à Marrakech






lundi 21 avril 2014

Voyage d'exception entre Drakensberg et Lesotho

Bienvenue au Drakensberg en direction de Champagne Castle.
A la fin de notre voyage, contemplant le spectacle grandiose des vastes étendues désertes défilant à travers la fenêtre de notre véhicule nous ramenant à Johannesburg, je me disais que décidément j'adorais l'Afrique. Je ne me lasse pas en effet de ces paysages sublimes qu'il nous est donné de contempler indéfiniment, de ses peuples authentiques, que ce soit au coeur du Magreb, en Afrique Centrale du Sénégal au Kilimandjaro, ou dans sa partie australe entre Namibie et Afrique du Sud.
Cette fois ci, notre objectif était de parcourir plusieurs jours durant, en autonomie presque complète, les arêtes abruptes qui couronnent l'extraordinaire rempart naturel du Drakensberg et séparent le Lesotho, minuscule état indépendant, de l'immense Afrique du Sud.

Pour Franck Adisson et moi-même, c'était une sorte de retour aux sources vers nos années de raiders, puisque nous avions participé tous les deux, dans deux équipes différentes, au Raid Gauloises organisé ici en 1998. C'est d'ailleurs cette envie de revoir paisiblement ce sublime pays  simplement entrevu " la tête dans le guidon" pendant les 10 ou 11 jours de course qui nous avait décidé à convaincre nos camarades de voyage à nous accompagner.

Notre équipe réunie sur le point culminant à 3 482m.
Notre équipe, 4 filles et 4 garçons, solides marcheurs, accompagnés de 2 guides purs sud africains et de 4 porteurs noirs. Notre voyage est divisé en deux sections de 4 jours nous permettant d'avoir un aperçu le plus complet des paysages et d'atteindre le point culminant du Drakensberg, vaste sommet plat situé à la frontière avec le Lesotho.                                                                                                    


















Partir explorer le Drakensberg en avril est probablement le meilleure période pour le faire. C'est l'automne austral, beaucoup plus sec que l'été, et il est vrai que nous avons bénéficié pendant ces dix jours d'une météo extraordinaire, bien plus clémente que ce que j'avais prévu. Et c'est tant mieux. Même si les nuits en altitude - nous avons dormi deux fois au dessus de 3000 mètres - ont été froides, dès que le soleil s'élevait le matin au dessus de l'horizon, le mercure reprenait des hauteurs convenables. Ainsi, nous avons gardé nos tenues de pluie au fond de nos sacs.


Nous marchions environ une quinzaine de kilomètres par jour en avalant entre 800 et 1200 mètres de dénivellée dans les deux sens sur des chemins quelquefois à peine tracés. Départ régulier à 8h30 le matin après un breakfast costaud, un arrêt pique nique aux alentours de midi, à chaque fois dans des endroits de rêve, pour arriver en fin de journée sur le site de bivouac où nous installions nos tentes pour le traditionnel apéro, suivi du diner "pâtes au thon" servi dans notre plus grande tente, baptisée pour l'occasion "tente 
mess".
Autre caractère exceptionnel, contrairement aux treks au Népal ou dans de nombreux pays éminemment touristiques, nous n'avons rencontré aucun autres marcheurs, ni autochtones, mis à part quelques bergers sur les hauts plateaux du Lesotho, accompagnés de leurs chiens efflanqués. Tout dépend évidemment de ce que l'on recherche !