mercredi 18 septembre 2013

Ayubowan Sri Lanka !!! Voyage éclair....

La plage du Jetwing Blue à Negombo
Une invitation éclair venant de la compagnie d’aviation SriLankan Airlines pour participer à une présentation de ce pays est tombée lundi sur mon bureau.... Départ le jeudi suivant pour Colombo (rien que le nom me faisait rêver) et retour le dimanche à Paris. Je n’ai pas hésité un instant et préparé mon sac pour cette île du Golfe de Bengale appelée parfois «la larme de l’Inde» mais plus connue sous le nom de Ceylan. Une aubaine car c’est une destination que nous envisageons pour certains de nos clients voyageurs.

La ligne Paris Colombo est opérée par SriLankan Airlines  depuis 2009. On part de Paris dans l’après-midi pour atterrir à Colombo tôt le matin après onze heures de vol dans un Airbus A310 impeccable assorti d’hôtesses charmantes dans leur traditionnel sari vert émeraude.
En sortant de l’avion on sait tout de suite qu’on est en zone tropicale humide, tant la chaleur moite est palpable. Mi septembre c’est encore la mousson, cela promet un séjour particulièrement arrosé.



Après des formalités douanières rapides (le visa tourisme pour le Sri Lanka coûte 25 euros et peut être obtenu «online» deux jours avant le départ), un court transfert en minibus nous dépose à l’hôtel Jetwing Blue situé sur le bord de mer de Negombo, petit port de pêche traditionnel devenu au fil des ans la station balnéaire de Colombo. C’est un établissement 5 étoiles de 100 chambres, très moderne toutefois un peu trop classique, avec comme originalité sa longue piscine installée à même la plage et encadrée de grands cocotiers que le vent violent courbe aujourd’hui jusqu’au sable....Chambres vastes, claires et aérées, personnel impeccable et souriant, cet hôtel fait partie d’une chaine importante riche de 16 établissements tous haut de gamme mais de tailles différentes et répartis sur l’ensemble de l’île avec une prépondérance sur la côte ouest.


Trois jours c’est court dans un pays aussi riche de beaux paysages et de sites culturels tous aussi magiques les uns que les autres. Mais, la courtoisie et la diligence de nos hôtes sri lankais nous ont permis de bénéficier d’un aperçu de lieux intéressants à faire découvrir à nos clients.


Le bord de mer est loin d’être négligeable. Si les plus belles plages sont situées sur la côte est, celles de la région de Negombo ont beaucoup de charme, même quand la tempête fait rage comme aujourd’hui et fait voler le sable mêlé d’embruns. Je les ai longées vers le sud jusqu’aux modestes maisons de pêcheurs où sèchent des filets multicolores posés à même le sol boueux autour desquels errent de faméliques chiens jaunes. J’ai parcouru les ruelles tortueuses, croisé des gamins au sourire moqueur, surpris des femmes aux saris éclatants sortant d’une église baroque, discuté avec des pêcheurs ridés, édentés, fiers de me montrer leurs bateaux traditionnels , pirogues catamarans, les ancêtres de nos multicoques de course.



Une autre journée d’exploration nous a permis d’appréhender l’intérieur montagneux du pays. Nous avons roulé en minibus jusqu’à Kandy, l’ancienne capitale historique incrustée dans un cirque de montagnes recouvertes par la jungle, mélange de maisons coloniales «so british» et de bâtiments tamouls éclatants de lumière. 


Une visite à la gare nous a fait regretter de ne pas avoir pris le train et évité ainsi la circulation dense et anachronique des routes locales. C’est en fait un moyen efficace de se déplacer dans le pays, soit en se mélangeant à la population locale, soit plus confortablement en privatisant un wagon du célèbre «train du roi».



Nous avons ensuite emprunté un 4X4 pour monter à plus de mille mètres d’altitude jusqu’aux plantations de thé, en utilisant des routes étroites , tortueuses, inondées par la pluie. Et là, nous avons découvert le domaine historique d’un certain James Taylor qui implanta en 1862 sur ces plateaux élevés le futur fameux thé de Ceylan. Nous avons visité la majestueuse maison de maître blottie dans son écrin luxuriant de verdure et surtout la manufacture de thé, imposant bâtiment de trois étages, dressé depuis un siècle et demi au milieu des  collines vertes de la jungle aux éléphants, dans lequel le processus de transformation des petites feuilles vertes mis au point par cet anglais n’a toujours pas changé.





En rentrant à Colombo pour attraper l’avion du retour, nous nous sommes arrêtés dans une autre magnifique demeure, cingalaise cette fois ci, pour prendre le thé avec la propriétaire et approcher dans la jungle alentours des éléphants en semi liberté occupés à un dîner de palmes et de bambous... Il aurait été bien sûr dommage de venir au Srilanka sans passer un moment auprès de ces sympathiques pachydermes qui sont l’emblème du pays.




En résumé, cette visite éclair, ma première au Sri Lanka, m’a conforté dans mon idée d’organiser des voyages d’incentive là-bas. Après une parenthèse de 27 ans (!) due à une terrible guerre civile, le pays s’ouvre de nouveau au tourisme, ce qui laisse beaucoup d’idées d’activités originales et de solutions d’hébergements authentiques et souvent luxueux.
En fait, je me suis aperçu que peu de gens étaient capables aujourd’hui de situer précisément cette île sur une carte du monde !!!  C’est plutôt bon signe et il faut en profiter.


samedi 20 juillet 2013

Tournage pour Quechua avec Anselme Baud


Anselme, Eric, une amitié indéfectible....


Dans le cadre de mon contrat de conseiller technique pour les marques Quechua Simond, il était prévu de tourner quelques images d'alpinisme pour illustrer un reportage sur mes activités en montagne.

Nous avons profité du beau temps régnant sur le massif du Mont Blanc pour effectuer ce tournage au dessus de Chamonix. Il me fallait un compagnon de cordée, guide de surcroit. J'ai donc choisi mon ami Anselme Baud, non seulement une "figure" de la vallée, skieur et alpiniste émérite, professeur à l'Ecole Nationale de Ski et d'Alpinisme, mais surtout un fidèle compagnon d'aventures qui m'a fait découvrir le ski hors piste dans son fief de Morzine voici plusieurs dizaines d'années et avec qui j'ai vécu cette épopée de l'Everest qui a marqué ma vie.

Accompagnés d'une équipe de tournage minimaliste et discrète, nous avons vécu une belle matinée de montagne sur le granite pur de l'Eperon des Cosmiques avec en arrière plan l'extraordinaire panorama sur les trois Mont Blanc, les Aiguilles de Chamonix, et tous les autres sommets mythiques de l'endroit.
Grimper avec Anselme, c'est revisiter la montagne, ses légendes et ses histoires. C'est aussi  l'occasion de découvrir de nouvelles ficelles techniques que seule une vie passée à courir les massifs du monde entier peut apporter....

Un grand merci encore à l'équipe de tournage : Simon le cadreur-grimpeur-skieur et Manu, guide expert de la Compagnie des guides de Chamonix....

dimanche 7 juillet 2013

Juin 2013-Repérages en Egypte





Vous me direz que c’est assez osé de programmer un voyage de reconnaissances en Egypte  alors que l’instabilité politique grandit dans ce pays!
En réalité, comme dans beaucoup d’autres états (y compris chez nous en France), la réalité est toute autre lorsqu’on s’écarte des grandes agglomérations. En l’occurrence, l’objet de mon voyage concernait les oasis du sud ouest et le désert avoisinant situés à plus de 400 kilomètres du Caire et bien loin de toute agitation.
Entre les oasis de Baharia Bawiti, Farafra et Kharga, j’ai parcouru plus de 500 km dont la moitié à travers une impressionnante mer de sable, on dirait figée éternellement dans une succession de vagues escarpées de couleur dorée. Une immensité désertique, vraiment désertique, sans aucune trace d’eau, donc sans vie, où ne vivent pas le moindre arbuste, pas le moindre animal, serpent, oiseau ou insecte.... Un grand silence, une majestueuse immobilité, seul troublés par le lent murmure du vent du désert, un rare privilège dans notre monde perturbé. 
Ainsi pour deux jours nous nous sommes immergés dans le désert, une petite équipe de quatre , un égyptien, deux bédouins, un européen. Nous avons suivi,  en nous ensablant souvent, cette ancienne piste des caravanes devenue la piste des Anglais en 1932 et ayant servi pendant la dernière guerre mondiale à la reconquête de l’Egypte par les troupes alliées venant du Sud. A moitié recouverte par les dunes de sable, elle n’est guère empruntée de nos jours et nous n’avons croisé âme qui vive.



Au coeur des oasis, miracles de verdure dans cette effroyable sécheresse, j’ai découvert dans les villages, grâce à mes amis bédouins, de superbes petits hôtels sahariens construits en pierres sèches et en briques de terre chocolat aux chambres accueillantes, havre de fraicheur inestimable dans la chaleur torride du mois de juin.


Bien loin des guerres politiques et religieuses qui endeuillent ce beau pays si riche de culture et d’histoire, j’ai pris le thé et partagé les frugaux repas des habitants ravis de mon passage, rare touriste européen à se risquer aujourd’hui dans leur pays.

Au moment où j’écris ces lignes, l’armée égyptienne a repris les rênes du pouvoir par le biais d’une sorte de coup d’état militaire, on peut appeler cela comme ça ! Je ne sais que penser, j’espère tout simplement que ce putsch attendu rendra une sorte de stabilité à ce pays extraordinaire et lui permettra de retrouver les mannes du tourisme, sa principale ressource économique.